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« L’affaire Imam Ndao » : une mise au point

Posté par: Assane Bocar Niane| Lundi 16 avril, 2018 00:04  | Consulté 1741 fois  |  3 Réactions  |   

L’arrestation…

 

Dans la nuit du 26 au 27 octobre 2015, des éléments de la section de recherche de la gendarmerie nationale vinrent querir Alioune Badara Ndao, Imam Ndao. Il se trouvait chez lui, dans son « daara » qui est aussi son lieu de résidence, se trouvant à Kaolack, ville située à presque 200km de Dakar. Comme Joseph K., personnage principal du roman de Kafka, Le Procès, où Franz Kafka essai de prévenir le « totalitarisme rampant liée à toute bureaucratisation des rapports humains ». Seulement Joseph K. était libre d’aller travailler, de vaquer à ses préoccupations malgré son arrestation confirmée sans pour autant qu’il sache les motifs de celle-ci. Imam Alioune Ndao ignorait aussi pourquoi cette descente matinale si brutale d’une dizaine d’inconnus à son domicile, où des centaines d’enfants sont logés pour être formés à la mémorisation du Saint Coran et les savoirs religieux, où sont formées plus de 500 autres selon certains, plus de 1000 autres, selon quelques-uns, désormais enseignants, commerçants, businessmen, entrepreneurs, étudiants, ingénieurs etc. Une cohorte revêche, furibonde, faite pour obéir dans la cruauté la plus extrême sans poser de question, obéissance qu’exige le métier, arrêta donc Imam Ndao dès qu’elle eut démantibulé la porte de la maison, confondu les chambres en visitant d’abord celle des femmes, renversé un sac de riz, semé le désordre, fureté toute la maison avec une cruauté sans nom. Une arrestation plus que surprenante vu la notoriété de l’Imam et le respect et la considération et la confiance et l’estime que lui vouent tous ceux qui le connaissent ou qui l’ont côtoyé ou qui, au moins, l’on écouté ou assisté à ses conférences. Imam ignorait tout mais obtempéra comme tout bon citoyen, quand bien même il aurait pu questionner car ayant également le droit de savoir. Mais éberlué qu’il fut, confiant qu’il se sentit, certain peut être qu’il ne s’est jamais engagé dans une quelconque infraction ou crime, il obtempéra. La marmaille, horripilée par ce qu’elle vit, dépassée par la scène, ne supportant pas qu’un traitement aussi vil, aussi petit, vagit et voulut riposter. Mais Imam les en défendit avec toute la sagesse qui sied aux grandes personnes. Imam Ndao fut donc arrêté. Une violente commotion provoquée dans l’esprit de plus d’un. Il ignorait toujours pourquoi. Il le s’aura plus tard.

Devant le doyen des juges…

 

« Affaire Imam Ndao » par-ci, « Procès Imam Ndao » par-là, « Procès Imam Ndao est ses codétenus par ailleurs ». La remarque est flagrante : le nom d’Imam Ndao seul est cité dans tous les titres que l’on donne à cette affaire pendante à la justice. Les médias y vont sans retenue fournissant kyrielle d’informations dont la fausseté n’est détectée par certains que plus tard après différentes interrogations. Mais ceux qui connaissent Imam ne se sont jamais doutés de son innocence. Leur confiance jamais ne s’est effilochée. Si ce n’est pas son nom c’est sa photo ou son nom et sa photo en même temps. Comme si Imam Ndao était le centre de gravité de la chose qui devra être jugée. Alors que tel n’est pas le cas. Peut-être parce qu’il est le plus âgé ? Le plus savant ? Le plus sage de qui on n’attendait pas des accusations aussi accablantes : « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, acte de terrorisme, apologie du terrorisme, financement du terrorisme, blanchiment de capitaux dans le cadre d’activités terroriste en bandes organisées…». En tout cas rien ne justifie une telle fréquence de son nom. La terminologie nous semble avoir un rôle fondamental car elle joue dans la conscience de l’opinion. Mais passons. Le plus important ici, c’est de faire un bref rappel de l’échange qu’a eu Imam Ndao avec le doyen des juges le 09 mai 2016 à 9h40mn.

Malgré les nombreuses affabulations que les médias ont racontées, Libération, après avoir pendant longtemps nourri le soupçon et le doute, déclaré des faussetés sur l’Imam et ses femmes, publie pour la première fois, fin janvier 2018, l’entrevue que Imam Ndao a eu avec le doyen des juges. Une question qu’on peut légitimement se poser ici : pourquoi Libération ne publie l’entrevue que 9 mois plus tard (presque une année) ?

Lors de son face à face avec le doyen des juges, plusieurs réponses concordent avec celles données récemment par les quatre codétenus déjà interrogés (on y revient plus bas). Des réponses qui blanchissent Imam Ndao sans l’ombre d’un doute, contrairement à ce qu’une certaine presse affirme. Il nous semble important de faire une petite piqûre de rappel pour ceux qui ont lu l’entrevue d’Imam Ndao avec le doyen des juges ou de faire découvrir à ceux qui n’ont jamais eu échos de cette entrevue ou ne l’ont jamais lue. Nous choisissons beaucoup d’extraits pour être le plus fidèle possible de l’esprit des propos d’Imam face au doyen de juges. Ces extraits ont une importance capitale dans la compréhension des affirmations des quatre codétenus déjà interrogés. Ils permettront de confronter les propos. Il nous semble inopportun de lire les propos des codétenus sans lire ceux d’Imam. L’intégralité de l’entretien est disponible sur ce lien : https://www.dakaractu.com/ACTIVITES-TERRORISTES-PRESUMEES-Imam-Alioune-Badara-Ndao-parle_a145982.html

Quelques extraits…

Ses relations avec les codétenus…

 

« Le magistrat instructeur fonce dans le tas et demande à l’imam Ndao s’il connaissait (les codétenus). L'imam renseigne : « J'en connais quelques-uns. Il s'agit de Saliou Ndiaye, Ibrahima Hann, Matar Diokhané, Amie ou Aminata Sall et Coumba Niang mais je ne connais pas les autres sauf lorsque nous avons été détenus ensemble. Pour Saliou Ndiaye nous sommes voisins à Kaolack au quartier Touba Ndorong Extension.

…avec Matar Diokhané en particulier

 

" J'ai connu Matar Diokhané lorsqu'il s'est présenté à moi comme étant élève au lycée commercial El Hadj Abdoulaye Niass de Kaolack et qu'il voulait achever la phase de mémorisation du Coran. Je lui ai fait savoir que personnellement je n'avais pas le temps (…). En 2014, Matar m'a appelé au téléphone pour me dire qu'il avait écrit un livre et souhaitait ma correction (...) J'ai lu le contenu du livre qui était divisé en trois parties : la troisième partie traite du Jihad sous toutes ses formes à savoir le Jihad physique, financier et par le savoir (…).C'est le Jihad physique qui intègre le combat sur le terrain pour la cause de l'islam et ce dernier recours n'est prévu que pour riposter à une attaque injuste et lorsqu'on en a les moyens et ces moyens sont les moyens de l'Etat qui doit au préalable en avoir lui aussi les capacités.

Sa position sur le Jihad, le téléphone satellitaire et la somme d’argent…

 

De façon catégorique, Imam poursuit : « Je n'ai pas eu l'occasion de le revoir (de revoir Matar Diokhané) mais si c'était le cas je lui conseillerais de changer sa position concernant le Jihad physique puisque selon lui tout musulman doit s'impliquer pour participer au Jihad mené dans d'autres pays. Je pense que sa position est surtout due à sa jeunesse, à un manque de maturité et à un manque d'informations sur les réelles motivations qui sous-tendent le Jihad des autres". Concernant les documents trouvés chez lui, Imam affirme : « Un seul document a été trouvé chez moi concernant Boko Haram. Il s'agit du journal Le Monde et puisqu'en tant que conférencier je suis souvent interpellé sur Boko haram ; à partir d'Internet, j'ai tiré ces pages du journal Le Monde qui parlent de Boko Haram dans le but d'avoir des réponses aux différentes interpellations. La même motivation m'a poussé à faire la même chose concernant l'Etat islamique. En effet les responsables de cette organisation ont créé des sites internet. Il me faut connaître leur organisation pour répondre aux interpellations du public". Et que dit l'imam sur les livres axés sur le Jihad ? « Dans le cadre de la préparation de mes conférences sur le Jihad ma démarche est d'abord de me ressourcer pour faire des investigations pour avoir le maximum d'informations sur le sujet ou sur le thème. C'est pour cela que ces documents ont été retrouvés chez moi. Je reconnais avoir lu les documents envoyés par Matar Diokhané à mon adresse mail et relatif à son livre. Comme je vous l'ai dit tantôt, c'était pour correction. Je reconnais que des documents vidéo ont été tirés de mon ordinateur. Ces documents parlent entre autres de la secte Boko Haram, de l'Etat islamique, de la défense aérienne, de l'unicité de Dieu, de l'exécution des mécréants, de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest faisant référence aux propagandes islamiques avec du matériel de guerre. Je n'ai pas besoin de l'ensemble de ces vidéos mais je me suis seulement intéressé aux actes ignobles et odieux commis au nom de l'islam pour pouvoir les dénoncer. Les gens me posent souvent la question de savoir si les auteurs de ces actes odieux, ignobles, inhumains sont vraiment des musulmans. Ma conviction est que de tels actes ne peuvent être commis par un musulman"(…). Sur le projet de Matar Diokhané d'installer un camp jihadiste en Casamance, l'imam jure : « C'est au niveau de l'enquête préliminaire que j'ai été informé de cela pour la première fois. Je n'ai jamais reçu chez moi de Sénégalais revenant du Niger. Lors de la perquisition des gendarmes aucun téléphone satellitaire n'a été trouvé sur les lieux. Je ne sais même pas ce que c'est un téléphone satellitaire. De même aucune somme d'argent n'a été saisie sur moi si ce n'est 27.300 FCFA ».

Et les confréries… ?

 

Je ne suis pas hostile aux confréries dans la mesure où mon père était un "moukhadam" tidiane. Personnellement, j'ai voulu être un rassembleur de tous les musulmans sans distinction de confrérie, c'est pourquoi au décès de mon père lorsque certains ont voulu m'introniser j'ai décliné l'offre pour leur faire part de mes intentions de rassembleur. D'ailleurs, cette idée de rassemblement est la finalité originelle de toutes les "tarikhas" à commencer par Cheikhna Cheikh Ahmed Tidiane. Je n'ai même pas de carte d'adhésion des Ibadous et pourtant les gens pensent que je suis Ibadou, alors qu'il n'en est rien. Je ne suis pas contre la visite des tombes par les musulmans puisque c'est un ordre divin. D'ailleurs je le fais moi-même pour celle de mon père et celle de toute autre tombe. Ce qui est interdit c'est implorer les morts (...) Je n'ai jamais reçu de fonds de Matar Diokhané. Je le prenais comme un nécessiteux, c'est la raison pour laquelle j'avais considéré son enfant comme un cas social dans mon école. » Fin des extraits.

Non, Imam n’est pas du tout dans la panade…du tout !

 

Initialement prévu le 14 février 2018 (ouf de soulagement…), après une longue détention (deux ans) dans des conditions très déplorables et très précaires, « le procès Imam Ndao » fut renvoyé au 14 mars 2018 à cause du « changement intervenu dans la composition de la chambre ». Le 14 mars 2018, l’affaire fut renvoyé derechef au 09 avril parce que « L’affaire n’est pas en état d’être jugée», selon Samba Kane, président de la chambre criminelle spéciale du tribunal de grande instance. Le 09 avril arriva, on échappe cette fois-ci, de justesse, à un troisième renvoi. Enfin ! Imam Ndao ne voulait et ne demandait que cela, être jugé, selon les dires du garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall. Premier jour, 10 avril 2018, entre 9h et 10h, le Franco-Sénégalais Ibrahima Ly est condamné de 15 ans de travaux forcés pour apologie du terrorisme et actes de terrorisme. Tandis qu’Assane Camara est acquitté, qui était poursuivi pour les « faits de financement au terrorisme et d’association en vue d’une entreprise de terrorisme ». Il est blanchi. Dans le prétoire toujours rempli de monde, quatre autres accusés sont déjà passés à la barre. Il s’agit de Mouhamed Ndiaye, Ibrahima Diallo, Abdou Hakim Mbacké Bao et Saliou Ndiaye. Les trois premiers affirment ne pas connaitre Imam Ndao tout comme Imam Ndao l’a dit bien avant eux. Le quatrième, Saliou Ndiaye dit connaitre Imam Ndao tout comme Imam Ndao l’a également dit avant lui. Interrogé, Saliou Ndiaye raconte sa relation avec Imam Ndao : «L'Imam Ndao est mon guide. Nous sommes voisins (…). Ses prêches étaient en adéquation avec l'actualité, voilà pourquoi je me retrouvais dans ses dires. Notre relation est née au cours d'une rencontre inattendue. Ce jour-là, c'est lui qui est venu vers moi et m'a fait savoir que mon visage lui rappelait quelqu'un. Je lui ai alors dit que je fréquentais la mosquée qu'il dirige tous les vendredis. Là, il m'a demandé mon nom. Comme il a une bonne mémoire, il ne l'a pas oublié. C'est comme cela qu'est née notre relation. Il a commencé à m'appeler Baye Saliou. Il m'a ensuite manifesté une simplicité notoire. J'ai fini par trouver du plaisir à aller le voir et à discuter avec lui. On déjeunait le plus souvent ensemble. Et plus tard, lorsque j'ai pensé à mener le Jihad, je lui ai fait part de mon projet. Il m'en a dissuadé. A dire vrai, je ne lui connais pas de propos ou d'actes violents. Jamais dans ses prêches, je ne l'ai entendu promouvoir la violence. » Imam Ndao serait un allié fort dans la lutte contre ce qu’on appelle la « radicalisation des jeunes » ou contre « le jihad » du fait de son érudition, de sa discrétion et sa crainte éventuelle manifeste et son objectif et talents de rassembleur. Il convainc toujours par les idées et le savoir et jamais par une quelconque violence. Il ne prône pas la violence ni le conseille. Nous l’avons dit dans ailleurs, Imam Ndao appelle même au débat d’idée car selon lui, seul le peuple est souverain et doit être conscient du système avec lequel il est dirigé. Le peuple doit être informé. Après à lui de tracer la voie qu’il veut suivre. Nous ne doutons nullement qu’Imam Ndao, comme tout musulman, préfèrerait que les musulmans soient jugés selon la loi de Dieu. Mais pour cela, aucune violence n’est nécessaire. Ses idées, il les défend jusqu’au bout mais toujours avec des arguments à la fois religieuses et rationnelle. Car, selon Serigne Bachirou Mbacké Xelcoom, « l’homme doit se servir de sa raison, sinon il devient animal. Mais sa raison doit fonctionner à la lumière de la religion. » La religion éclaire la raison mais ne la récuse pas. Il est lamentable, vraiment regrettable, qu’une certaine presse veuille affaiblir Imam Ndao, le prostré illico presto et lui faire porter forcément une casquette qui n’est pas la sienne, volontairement ou par manque de rigueur dans la traduction du wolof au français ou dans le choix de la terminologie. Non que la presse ne doit pas faire son travail ou devrait être privée de liberté. Non. La presse doit bénéficier de la liberté la plus large et la plus totale possible car nous croyons fermement aux paroles de Voltaire quand il affirme : «Soutenons la liberté de la presse, c’est la base de toutes les autres libertés, c’est par là qu’on s’éclaire mutuellement.» Mais la presse doit aussi être responsable et n’être qu’au service de la vérité et tout miser sur la rigueur dans la transmission de l’information. Les erreurs se pardonnent. Mais le rôle qu’elle joue (et malheureusement) dans la justice et dans l’opinion, dans la perception, est tellement grande qu’elle doit tout faire pour rester rigoureuse et objective. Nous n’apprenons rien aux journalistes, ne pouvons rien leur apprendre ni ne connaissons leur angle d’attaque. Quand par exemple le quotidien titre : « Ibrahima Diallo : « j’ai rencontré le chef de Boko Haram, reçu 15 million de FCfa et remis les 08 à Imam Ndao » ». Quelqu’un qui n’a pas été présent au prétoire comprend automatiquement qu’Ibrahima Diallo est un complice d’Imam Ndao. Qu’il lui a remis 8 millions gratuitement, comme s’ils partageaient un butin. Or tel n’est pas le cas. Les mots ont tout leur sens. Ibrahima Diallo avoue lui-même ne pas connaître Imam Ndao avant sa rencontre avec Matar Diokhané grâce à qui il l’a rencontré. Il avoue n’avoir vu Imam Ndao que 3 fois alors qu’il était envoyé par Matar Diokhané, qui était malade, solliciter des prières. Quant aux 8 millions, d’autres affirment 7, c’était un dépôt (ndekaané). Ibrahima Diallo affirme lui-même que « c’était pour qu’il me les garde » car, en voyage, il ne pouvait pas traverser la frontière avec une somme d’argent aussi importante. Il ajoute qu’Imam Ndao « ne connaissait pas l’origine des fonds » ni d’où lui, Ibrahima partait ni qu’il venait de Nigéria. Imam Ndao est connu pour être quelqu’un de juste, de loyale et de très digne. Raison pour laquelle beaucoup de gens lui confient des dépôts. Il est rapporté qu’il rend les dépôts comme ils ont été donnés, même les pièces. Imitant en cela, le prophète Mouhamad (saw). Une kyrielle de titres et d’affirmations qui prêtent à la confusion est assénée par la presse. Or, comme le dit François Mauriac, « Le journalisme doit donner le sentiment de servir la foi…», c’est-à-dire tout simplement la justice dans la plus grande clarté possible. Une information confuse est une information inefficace. Qu’est-ce donc qui mouille Imam Ndao? Absolument rien. Depuis son arrestation jusqu’au moment où ces lignes sont écrites, aucune affirmation, à moins qu’elle soit cabossée, ne le mouille. Aucun propos ne le désavantage. Rien n’est mis sur la table qui le mettrait dans une posture qui nous pousserait de perdre notre confiance. Notre confiance est plus que jamais grande et notre espoir indéfectible. Pourquoi vouloir l’éclabousser, le tâcher par des titres vraiment pompeux qui attirent l’attention des lecteurs. Je comprends qu’on veuille vendre, gagner du lectorat, ce qui est tout à fait légitime. Mais il est d’une vilaineté sans mesure de le faire en grattant la peau d’un innocent. Oui, innocent. Innocent parce qu’au moment des présomptions, nul n’est coupable, même accusé des crimes les plus vils. Et, nous l’avons également dit ailleurs, le temps de la justice n’est pas le temps de la presse ni le temps des clameurs et des jugements hâtives. Le temps de la justice, c’est le temps de la réflexion et des bonnes intentions (rafet ndiort).

Nous sommes tous conscients que le terrorisme est une réalité indéniable et, pour reprendre le titre d’une publication de Jean Bévalet, président du Centre d’Etude Stratégiques, analyses et recherches sur les risques majeurs (CESARR), il s’agit de gagner « la 3ème guerre ». Mais il faut tout simplement écrouer les coupables et seulement eux et aider les victimes. Imam Alioune Ndao, jusque-là reste une victime. Une personne généreuse et peut être « crédule ». Mais là est la marque des hommes justes : ils croient que tout le monde est comme eux et font confiance à tout le monde. L’affaire n’a pas en tout cas encore révélé tous ses secrets. Les jours effilochant, la lumière sera bientôt entière.

Le droit pénal est un droit criminel qui juge les actes antisociaux et se base uniquement sur des faits. Si les deux symboles (sur trois) de la justice sont une balance et un glaive, c’est pour bien peser, bien évaluer le pour et le contre avant de trancher. Toujours Voltaire : « Il vaut mieux acquitter cent coupables que de condamner un seul innocent ».  

 

Mbaye DIOUF

dioufmabye09@yahoo.fr

 L'auteur  Assane Bocar Niane
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Mots Clés: L’affaire Imam Ndao
Commentaires: (3)
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Anonyme En Avril, 2018 (10:41 AM) 0 FansN°:1
Vraiment claire pour ceux qui veulent que la vérité des choses
Anonyme En Avril, 2018 (13:58 PM) 0 FansN°:2
Quelle sincérité quelle justesse quelle droiture
Anonyme En Avril, 2018 (00:32 AM) 0 FansN°:3
Ok. Donc le gars a rencontré le chef de Boho Haram et a récupéré 15 millions. Puis il a donné la moitié de cette somme à imam Ndao.

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Assane Bocar Niane
Blog crée le 25/04/2016 Visité 255761 fois 85 Articles 5121 Commentaires 13 Abonnés

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