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L’ISLAM NOUS ENSEIGNE LE RESPECT DE NOS ENGAGEMENTS

Posté par: Assane Bocar Niane| Jeudi 01 décembre, 2016 15:12  | Consulté 317 fois  |  1 Réactions  |   

Cette histoire s’est réalisée durant le khilafa de Oumar Boun Khattab. Pendant que ce dernier était en séance avec ses compagnons, deux jeunes conduisant un bédouin entrèrent subitement.

Oumar : Qu’avez-vous ?

Les jeunes : Ô Prince des Croyants, cet homme a tué notre père !

Oumar s’adressa au bédouin : Est-ce vrai ce que prétendent ces jeunes ?

Le bédouin : Oui Ô Prince des Croyants !

Oumar : Comment cela s’est-il passé ?

Le bédouin : Il est entré dans ma propriété et quand j’ai essayé de le chasser, et qu’il a refusé, j’ai jeté une pierre sur lui qui l’a touché à la tête et a causé sa mort.

Oumar : Talion, Talion ! C’est-à-dire œil pour œil, dent pour dent, l’application du Hudud s’impose.

Le bédouin : Je vous dit : « Ô Prince des Croyants, par Celui qui a érigé les cieux et le terre, de m’accorder une nuit pour retourner chez les miens et les informer que vous allez me tuer, ils n’auront qu’Allah sur qui s’appuyer ! Je vous promets de revenir.

Oumar : y aurait-il quelqu’un pour se porter Garant de ton retour.
Un mutisme de cimetière régna dans la salle, personne ne connaissait ni cet homme, ni sa tribu et ce n’était pas une garantie pour de l’argent, un terrain, une bête … Nul ne pouvait ni intercéder, ni empêcher Oumar dans l’application de la Loi d’Allah.

Cette situation mit le khalif dans un embarras sans précédent : était-ce juste de tuer cet homme et causer la perte de sa famille, ou lui accorder le délai sans garant et peut-être ne pas rendre justice aux deux jeunes ? Oumar se tourna vers les jeunes et dit : Pouvez-vous le pardonner ?

Les jeunes : Non Ô Prince des Croyants, celui qui a tué notre père doit être tué !

Oumar répéta : Y aurait-il quelqu’un qui puisse se porter garant du retour de cet homme ?

Un homme aux cheveux grisonnants et méritant tout le respect et la haute considération (Abou Dhar Al Ghifari) se leva et dit : Moi Ô Prince des Croyants !

Oumar : Il a tué !

Abou Dhar : Malgré qu’il ait tué ! (Cet homme sait que si le bédouin ne revient pas, c’est lui qui sera exécuté à sa place.)

Oumar : Le connais-tu ?

Abou Dhar : Je ne le connais pas !

Oumar : Pourquoi tu te portes garant de lui ?

Abou Dhar : J’ai vu en lui “l’aspect des croyants” et pressenti qu’il ne mentait pas, il reviendra InchAllah.

Oumar : Ô Abou Dhar, crois-tu que je te laisserais s’il ne revenait pas ?

Abou Dhar : C’est à Allah, Le Très Haut, qu’il faut chercher secours Ô prince des Croyants !

Le Bédouin partit après avoir bénéficié de trois jours de délai pour dire adieu à sa famille et leur conseiller de s’appuyer sur Allah, Le Très Haut, et sur eux-mêmes ; puis revenir pour subir la punition. C’est-à-dire pour être exécuté.

Une fois le délai passé, Oumar Boun Khattab rassembla les gens pour la prière, les deux jeunes arrivèrent; Abou Dhar arriva à son tour et s’assit devant Oumar.

Oumar : Où est l’homme Ô Abou Dhar ?

Abou Dhar : Je ne sais pas Ô Prince des Croyants !

Abou Dhar tourna son regard vers le soleil et eut l’impression qu’il se déplaçait dans le ciel plus vite que d’habitude ; les compagnons restèrent muets, ils étaient très préoccupés car ils savaient que Oumar Boun Khattab, après le Messager d’Allah (SAS) et Abou Bakr (RA), était celui qui ne craignait personne dans l’application de la Loi d’Allah : « Ô les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allègement de la part de votre Seigneur, et une miséricorde. Donc, quiconque après cela transgresse aura un châtiment douloureux. » (Sourate la Vache, Verset 178).

Et connaissaient la place que Abou Dhar occupait dans le cœur de Oumar. Ils imploraient Allah pour que cette situation malencontreuse connaisse une heureuse issue.

Juste avant le coucher du soleil, le bédouin apparut, Oumar Boun Khattab et toute l’assistance exhalèrent un profond soupir et crièrent : Dieu est grand ! Dieu est grand !

Oumar s’adressa au bédouin et dit : si tu étais resté chez toi, personne n’aurait su où te trouver !

Le bédouin : Par Allah Ô Prince des Croyants, si je suis revenu, ce n’est pas par crainte de la mort ou de vous, mais par crainte de Celui qui connaît certes les secrets même les plus cachés. Me voici devant vous après avoir laissé mes enfants à la campagne, tels de petits oiseaux sans eau ni verdure attendant la miséricorde de leur Créateur. Je suis venu pour être exécuté !

Oumar se leva et dit aux deux jeunes : Qu’en voyez-vous ?

Ils répondirent en pleurant : Nous le pardonnons Ô prince des croyants pour avoir tenu sa promesse !

N’ayant pas pu retenir ses larmes, Oumar s’écria : Dieu est grand ! Dieu est grand ! Dieu est grand !

Qu’Allah vous accorde sa meilleure récompense pour votre pardon, à Abou Dhar pour son sacrifice, et à cet homme qui a tenu sa parole.

Que Le Tout Puissant t’accorde toi aussi Ô Prince des Croyants la meilleure des récompenses, pour ta justice et ta miséricorde !

 L'auteur  Assane Bocar Niane
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Commentaires: (1)
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Anonyme En Mars, 2017 (10:50 AM) 0 FansN°:1
Tenir promesse! Une denrée rare chez nos élites.

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Assane Bocar Niane
Blog crée le 25/04/2016 Visité 164865 fois 61 Articles 2726 Commentaires 11 Abonnés

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